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BRUXELLES : Le secrétaire d’état de la région bruxelloise chargé de la mobilité, Robert Delatouwer, souhaite que la trotinette puisse trouver sa place dans la circulation urbaine. Il en a même acquis deux exemplaires pour son cabinet.

Monsieur Delatouwer estime que la trotinette « peut être un engin de transport à la fois doux et sérieux. Il a néanmoins constaté que le code de la route ne faisait pas de place à ce moyen de transport.

Il se prononce donc « pour une clarification du code de la route dans le but de prendre en compte les nouvelles formes de mobilité urbaine » comme les rollers ou la trotinette. Une proposition de loi parlementaire a été déjà déposée sur ce thème.

Que propose exactement le Secrétaire d’Etat, d’un point de vue pratique ? Un partage des transports dans toute la voirie du réseau de quartier, soit 80% du kilométrage à Bruxelles : les trottoirs, de largeur suffisante ; accueilleraient marcheurs, joggers ainsi que les jeunes à vélo, rollers ou trotinette, tandis que dans la rue, des adultes ayant ces modes de transport alternatifs pourraient se mêler à une circulation automobile limitée à 30 Km/h.

Pour donner l’exemple, le secrétaire d’Etat bruxellois de son cabinet. Il a bien sûr effectué lui-même une petite démonstration de ce moyen de transport.

 

Tout le monde connaît la patinette, dont la vogue a crû très rapidement durant ces dernières années. Appareil primitif que l’enfant pousse avec un pied prenant appui sur le sol, c’est ce que l'on appelle un « jouet sportif. Ses conditions d’équilibre sont les mêmes que celles de la bicyclette et l’apprentissage du futur cycliste est facilité par ce jouet. Mais des perfectionnements ont été apportés à la patinette en la munissant de roues caoutchoutées, de freins, d’un guidon artistique, de roulements à billes, etc.…

Désirant faire plus encore, M.Caillot a pensé qu’il serait intéressant de munir la patinette d’un organe permettant à l’enfant de ne plus être obligé de poser le pied à terre pour avancer, ce qui, forcément, limite la vitesse à une valeur qui dépend de la détente musculaire au moment de la poussée. Il a donc adapté à la patinette, en transformant en même temps sa constitution au point de vue de la robustesse, un levier-pédale, qui actionne la roue arrière par l’intermédiaire d’une chaîne montée sur une roue libre à double rangée de billes. L’enfant fait avancer l’appareil en appuyant sur le levier, et celui-ci remonte automatiquement à sa position haute lorsque la pression ne s’exerce plus. Mais, dira-t-on, c’est une bicyclette transformée que l’inventeur a établie, ce n’est plus un simple jouet.

Evidemment, le « Troticycle » n’a rien de commun, au point de vue mécanisme, avec la patinette, qui n’en possède aucun. Cependant, il présente, en ce qui concerne la sécurité de l’enfant, les même avantages que la patinette, puisque, pour descendre, il suffit de poser un pied par terre. Comme sur la patinette, l’enfant reste debout, tandis que sur une bicyclette il doit pencher le corps en avant. Comme sue la patinette encore, un seul pied est moteur, mais on devra habituer l’enfant à changer de pied le plus souvent possible pour conserver aux deux jambes une harmonie musculaire parfaite.

Mieux que la patinette, cet appareil permet d’effectuer sans fatigue des déplacements assez longs. Des essais ont montré qu’en une heure, des enfants de 8 à 12 ans peuvent franchir la distance Versailles-Paris et même monter la côte bien connue de ce trajet (côte de Picardie) à 12 km/h, en utilisant le petit développement. L’appareil comporte, en effet, 2 multiplications. Sur 1 km, la vitesse de 25 km/h a été atteinte.