Classement des robots

Un classement à partir des performances précédentes étant peu représentatif du robot et sujet à caution, on classe généralement les robots en fonction de leur système de commande. Bien que le Robot Institute of America (R.I.A.) et l’Association française de robotique industrielle (A.F.R.I.) s’appuient sur leur propre classification, c’est la proposition de la Japan Industrial Robot Association (J.I.R.A.) qui sert le plus souvent de référence.

Selon la J.I.R.A., les robots sont répartis en six classes :

 la classe no 1 regroupe les manipulateurs manuels , c’est-à-dire les mécanismes à plusieurs degrés de liberté actionnés par l’homme ;

 la classe no 2 comporte les robots ou manipulateurs à séquence fixe qui exécutent des mouvements immuables, chaque articulation allant d’une butée à l’autre dans un ordre préétabli et non modifiable ;

 la classe no 3 rassemble les robots ou manipulateurs à séquence variable , pour lesquels l’ordre aussi bien que l’amplitude de déplacement des articulations sont aisément réglables ;

 dans la classe no 4, on trouve les robots playback , qui peuvent effectuer des trajectoires continues ; dans une phase d’apprentissage, l’opérateur humain fait exécuter la tâche au robot en le pilotant manuellement ou depuis une console de commande ; l’information utile est enregistrée et rappelée lorsque c’est nécessaire ; le robot exécute alors seul la tâche autant de fois qu’on le désire ;

 la classe no 5 est le domaine des robots à  commande numérique  ; l’opérateur humain fournit au robot un programme (informatique) de déplacement ; il ne guide plus manuellement le robot, comme précédemment ;

 la classe no 6 englobe tous les robots dits intelligents , dotés de moyens de compréhension de l’environnement et capables de modifier eux-mêmes leur comportement pour mener à bien la tâche demandée.

Si les robots concernés par les cinq premières classes sont proches de leurs limites technologiques, ce qui stabilise leur classement, ceux qui sont répertoriés en classe 6 doivent être l’objet d’un sous-classement, car il existe de nombreux niveaux d’" intelligence " ou, ce qui revient au même en l’occurrence, de nombreux niveaux d’interaction avec l’environnement, plus ou moins bien maîtrisés.